Affichage des articles dont le libellé est GETHSEMANE 1ère partie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est GETHSEMANE 1ère partie. Afficher tous les articles

vendredi 12 avril 2013

GETHSEMANE 1ère partie (9 et Fin)

Donc à la lumière de ce que Jésus a dit à Nicodème, on peut dire que Christ s'est identifié, solidarisé avec les pécheurs, pas avec des êtres saints. En conséquence de quoi, il y a deux autres texte qui éclairent ce que Jésus dit à Nicodème; 2 Corinthiens 5: 21; "Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu." 
Comment ce fait-il que Celui qui n'a pas connu le péché personnellement est devenu péché pour nous? Il n'y a eu qu'une possibilité pour Jésus, c’était de s'identifier avec nous jusque-là. Il y a mis tout son amour, Il n'y était pas obligé, mais pour nous sauver, en toute lucidité, Il a voulu aller jusque là; Il a voulu s'identifier à nous.

Galates 3:13; "Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois," Nous rendons-nous compte que le texte nous apprend que Jésus, le Fils de Dieu est devenu malédiction pour nous? 

C'est extraordinaire ce que Christ a vécu: Il est devenu péché, malédiction pour nous et Il est devenu le serpent. Et le serpent a été crucifié. Il n'y a aucun homme ni aucun ange qui ait fait cela pour nous Il s'est mis au rang des coupables à Gethsémané.
A ce moment là, Esaïe 53:10 nous apprend une chose très intéressante à ce sujet: "Il a plu à l'Éternel de le briser par la souffrance... Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché (ou culpabilité)" Regardons bien: le Fils de Dieu s'est livré en sacrifice de culpabilité! Cela veut dire qu'il assuma notre culpabilité devant Dieu, Lui seul.

Si nous regardons dans Lévitique comment se passaient les sacrifices de culpabilité, c'est bien l'animal qui portait devant l’Éternel la culpabilité du pécheur qui avait été confessée sur sa tête. Christ est allé jusque là. Il s'est chargé de notre culpabilité, sans intercesseur, sans médiateur, sans quelqu'un à ses côtés comme avocat. Vous n'avez jamais connu le devoir d'assumer votre culpabilité seul devant Dieu! Cela vous aurait tués, vous auriez été foudroyés. 
Christ assuma notre culpabilité devant Dieu à notre place, personnellement pour nous. Cette position qu'Il a prise en notre faveur, celle d'assumer notre situation de pécheur, seul devant Dieu, cela a déclenché pour Lui une grande souffrance car sa position était redoutable, intenable devant Dieu. Il a accepté cette souffrance pour notre salut, pour que nous échappions à cela.

Sondons les souffrances de Christ, à découvrir l'amour qu'elles manifestent et toute la réalité que notre Seigneur a assumée en notre faveur.


lundi 8 avril 2013

GETHSEMANE 1ère partie (8)

Pourquoi la colère de Dieu devait-elle s'abattre sur Lui puisque nous savons que Jésus était innocent?

Le livre des Actes au chapitre 3:14 l'appelle le Saint, le Juste. Cela semble illogique. De plus, c'est juridiquement inacceptable: comment punir quelqu'un qui n'est pas responsable d'une faute en faveur de quelqu'un d'autre? D'autant plus que ce quelqu'un est innocent, saint et juste. Je vous invite à reprendre Luc 22: 27, ou Il cite Esaïe: "Il a été mis au nombre des malfaiteurs"

Comment se fait-il que le Père ait pu considérer son Fils comme un coupable, comment se fait-il qu'Il l'ait compté au rang des malfaiteurs? Voici la réponse: Jésus s'est identifié à l'homme jusque dans son état de péché, il s'est identifié au pécheur car Il s'est solidarisé avec notre culpabilité. On peut se demander: "Y a-t-il un appui biblique à une telle réalité?" C'est Jésus Lui-même qui nous met sur la voie. Jean 3:14 regardons ce que dit Jésus à Nicodème, au sujet du prix qu'Il va payer afin que nous puissions accéder à cette nouvelle naissance. 
Jean 3:14; "Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé" C'est ce qu'Il nous dit de son expérience, de ce qu'Il va vivre, de ce qu'Il est disposé à faire en notre faveur, c'est ce qui doit compter à nos yeux et qui doit être le contenu de notre foi. C'est là-dessus que nous devons nous appuyer pour pour avoir une confiance totale dans son salut.

Jésus se compare donc au serpent. C'est fâcheux, c'est troublant. Pour celui qui découvre la Bible, il peut être étonné d'une telle chose.. Lorsqu'on lit la Bible, en général on commence par le livre de la Genèse... on arrive au chapitre 3 et on s'aperçoit que c'est à cause d'un serpent que l'humanité est dans la misère que nous connaissons aujourd'hui. Puis lorsqu'on termine la Bible, on tombe sur un texte encore plus terrible dans Apocalypse 12 qui nous dit que cet ennemi qui a fait la guerre dans le ciel et qui l'a perdue c'est le serpent ancien. Le texte nous dit que satan est représenté par le serpent. Il est le symbole de la révolte contre Dieu. C'est le symbole diabolique par excellence, le symbole du mal. Jésus a osé se comparer et a osé dire: ce serpent est mon symbole.

Le serpent qui a mordu à mort les Israélites dont le simulacre est en haut de cette perche de symbole diabolique, il devient le symbole de Christ. Mais il le devient par régression; ce n'est pas que le serpent soit ennobli par cette comparaison, mais c'est que Christ dit: "Je descend à ce niveau-là"

Moïse, le serpent d'airin

mardi 2 avril 2013

GETHSEMANE 1ère partie (7)

Christ était-Il prêt à dire "adieu" à la vie éternelle, afin que nous puissions vivre? Oui. Voilà jusqu’où est allée sa condescendance. Il était prêt à dire "Adieu" au ciel pour toujours! Ceci est une réalité. Il était prêt à le faire, et c'est ce qu'Il voulait dire à Gethsémané lorsqu'il a supplié trois fois à son Père de Lui "éloigner la coupe".

Ce n'était pas contre la première mort qu'Il s'écriait, mais contre l'agonie de la seconde mort - La mort résultant de l'abandon de Dieu. - Qu'à fait le Père pour Lui à la croix? Qu'à demandé Christ dans Son agonie? "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?" 

Pourquoi criait-il cela? Parce que lorsqu'il a été fait homme, Il est devenu totalement dépendant de Son Père. Le Père était la source de toutes choses pour Lui. "Je ne peut rien faire de moi-même", disait-Il. Il dépendait donc du Père pour la résurrection. Lorsque le Père Là abandonné, que s'est-il passé au sujet de l'espérance de la résurrection? Elle a disparu. Le diable est venu trois fois vers Lui: tout d'abord par l’intermédiaire des soldats, ensuite par les dirigeants de l'église et la dernière fois, par le voleur suspendu à Sa gauche. Le diable Lui a dit trois fois: "Descend de la croix et sauve-toi toi-même! Ne soit pas insensé, sauve-toi toi-même!".

Christ pouvait-Il le faire? Oui. Le diable ne vous tente jamais de faire quelque chose que vous ne pouvez pas faire. Il ne m'a jamais tenté de transformer des pierres en pains. Il sait que je ne peut pas le faire. Pourquoi? Parce que le diable n'est pas idiot, il ne vous tentera jamais de faire ce que vous ne pouvez réaliser. Il savait que Christ pouvais descendre de la croix et se sauver Lui-même. 
Pourquoi Christ n'est-Il pas descendu? C'est parce qu'Il nous aimait plus que Lui-même. C'est la raison pour laquelle Il a souffert la mort pour chaque homme.

1Pierre 4:1 : "Car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché". L'humanité de Christ est un important problème, et dans l'église chrétienne en général. Certains pensent que la chair de Christ était comme celle d'Adam avant la chute. D'autres pensent qu'elle était comme la nôtre après la chute. Je ne vais pas lancer la polémique sur ce sujet, mais je voudrais simplement vous enseigner une chose. La seul véritable façon dont vous pouvez souffrir dans la chair, c'est quand vous avez une chair qui aime le péché. 
Mais, comme vous le savez, Jésus n'a jamais succombé aux tentations de sa chair. Chaque fois que celle-ci attirait Son attention sur Lui-même, Ses pensées Lui disaient "Non", et qui souffrait? C'était la chair car elle était privée de ses désirs.

Posons-nous une autre question. Pourquoi la colère de Dieu devait-elle s'abattre sur Lui puisque nous savons que Jésus était innocent?
nous verrons ceci prochainement..

samedi 30 mars 2013

GETHSEMANE 1ère partie (6)

Nous avons vu précédemment Que Christ a prit le châtiment de nos fautes. Là, on est amené à prononcer un mot, celui de "substitution". Cette idée de substitution mérite un éclaircissement.
Quand Jésus à son incarnation, a pris en charge notre nature déchue, ce n'était pas pour y substituer une nature sainte. Christ a pris en charge notre nature mauvaise, notre vielle nature -comme le dit l’Épître aux Romains- pour la crucifier. Il l'a entraînée dans sa mort, mais jamais pour y mettre à la place une nature sainte. Il n'y a pas de substitution au niveau de la nature. Et c'est intéressant de comprendre que lorsque Jésus a mis sur la croix notre vielle nature dont Il s'est chargé, nous sommes tous morts avec Lui. La substitution de Christ en notre faveur n'est pas dans sa nature, elle est dans sa personne, dans sa personnalité, dans son moi. Il a délibérément, consciemment, avec toute sa sensibilité, de Lui-même; Il a personnellement fait le choix de vivre le châtiment contre le péché, à notre place. 

Jésus du prendre cette position vis-a-vis de nous car c'était la condition indispensable pour nous sauver.

Avez-vous fait attention à ce qu'Il dit dans sa prière à Géthsémané?
Reprenons le récit, Mathieu 26: 42: "Mon Père, s'il n'est pas possible que cette coupe s'éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite! " Ce n'était pas possible de sauver l'homme en évitant de vivre ce châtiment. La seule condition pour sauver l'homme d'une mort éternelle, c'était d'aller jusqu'au bout. Il faut bien comprendre que le péché c'est une loi, prenons la loi de la gravité, vous pouvez la défier, mais pas l'annuler, si vous prenez une pomme, que vous la tendez en l'air, vous resterez quelque minute voir une heure, mais vous finirez par céder et redescendre le bras, de notre propre force, nous ne pouvons pas vaincre cette loi.
Donc Jésus à tout fait, Il est allé jusqu'au bout, jusqu'à l'extrême de ce qui était demandé pour nous sauver, Il à satisfait la loi. Jésus aurais pu refuser cette décision. Si Il avait refusé, à ce moment-là, de s'exposer au châtiment divin que méritent nos péchés, la coupe nous revenait. La bonne nouvelle c'est que l'histoire des évangiles nous apprend que Jésus, personnellement, a fait le choix de boire cette coupe à notre place.

Alors, la colère divine qui aurait dû tomber sur l'humanité va s'abattre maintenant sur Lui, selon son choix. Et là, on peut mesurer combien Il nous a aimés.

Jésus aime l'homme et c'est grâce à l'amour immense qu'Il nous a porté qu'Il a décidé d'accepter ce châtiment afin de nous en préserver.
Dieu est amour

vendredi 29 mars 2013

GETHSEMANE 1ère partie (5)

Dans l'expérience humaine de Jésus, il y a plusieurs choses qu'il a réalisées pour nous:
Quand Il a quitté le ciel et qu'il est devenu un homme incarné dans le sein d'une femme, Jésus-Christ, le fils de Dieu s'est chargé de l'humanité déchue.

     · Il s'est chargé de l'humanité perdue, de la nature humaine d'après la chute.
Quand Jésus a débuté son ministère, Il s'est fait baptiser par Jean. Jean le Baptiste avait logiquement raison de refuser de Le baptiser puisqu'il baptisait du baptême de la repentance. On peut se demander de quoi Jésus devait se repentir, mais:
     · Là Jésus s'est chargé de nos fautes.
A l'incarnation, Il s'est chargé de notre nature déchue. A son baptême, Il s'est chargé des fautes de l'humanité. Mais c'est à Gethsémané que Jésus s'est chargé de quelque chose qu'il n'avait pas encore pris sur Lui.
     · A Gethsémané, Jésus s'est chargé du châtiment de nos fautes.

Cela est une chose de se charger des péchés des hommes, de leur nature et c'en est une autre de se charger du châtiment divin contre le péché. Il y a une prophétie dans l'Ancien Testament qui fait allusion à ses choses. On la trouve dans Zacharie 13: 17. C'est une prophétie messianique: "Épée, lève-toi sur mon berger Et sur l'homme qui est mon compatriote! Dit l’Éternel des armés. Frappe le berger, et que les brebis se dispersent! Et je tournerai ma main vers les faibles." C'est une allusion à l'expérience de Christ quand Il était sur la terre. il dit "Frappe le berger que les brebis se dispersent". Jésus l'avait dit à ses disciples "Vous serez dispersés à cause de moi".
Ce qui est intéressant est ce qui précède: "Épée, lève-toi sur mon berger Et sur l'homme qui est mon compatriote!", c'est à dire contre l'homme qui partage ma nature, qui est l'un des miens; et c'est Dieu qui parle. Et qui partageait la nature de Père si ce n'est Christ? Le Père nous dit que l'Epée de sa justice frapperait son berger, le berger d'Israël; Christ.

En tant que substitut et garant de l'homme pécheur, Christ devait subir la justice divine contre le péché. En entrant à Gethsémané, Jésus acceptait de s'exposer au châtiment de Dieu contre le péché. Le châtiment de Dieu s'est donc abattu sur Lui et en conséquence, Il ressentit tout le poids, tout le fardeau écrasant de nos péchés, de notre culpabilité. C'est à Gethsémané que Jésus dut prendre la décision d'accepter ou non de subir le châtiment de nos péchés en notre faveur.

Nous pourrions dire comme première étape de nos réflexions que nous avons, vous et moi, fait l'expérience du péché, ce qui n'est pas le cas de Jésus. Christ n'a jamais péché personnellement, mais Lui seul a connu le châtiment du péché. Il y a une différence entre Lui et nous. Et c'est cette lumière que nous avons besoins d'apprécier, de comprendre, d'évaluer ses souffrances. C'était beaucoup pour Lui de prendre en charge notre nature pécheresse, c'était beaucoup pour Lui de prendre en charge nos fautes, nos péchés, mais c'était quelque chose de plus terrible encore pour Lui de prendre en charge, à notre place, le châtiment de nos fautes; la séparation déffinitive de notre créateur, la mort éternelle.




samedi 23 mars 2013

GETHSEMANE 1ère partie (4)

Quelle est donc la cause de cette souffrance qui lui a fait crier; "Mon âme est triste jusqu'à la mort"? Jésus nous l'explique dans Mathieu 26; 39: "Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi: Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi!"
Remarquez bien ce qu'Il dit là. Au verset 42, Il va redire la même chose: "Il s'éloigna une seconde fois, et pria ainsi: Mon Père, s'il n'est pas possible que cette coupe s'éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite!"

Donc il apparaît que Jésus parle d'une coupe qu'il redoutait de boire. Il a fallu qu'il se présente trois fois dans trois prières pour se résoudre à absorber le contenu de cette coupe, et à la troisième fois Luc 22; 43 nous dit:  "Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier. " Il semble bien que c'est cette coupe qui suscitait son angoisse, sa peur, sa crainte et sa souffrance. 

Pourtant quelques heures auparavant, chose étonnante, Jésus a présenté une coupe à ses disciples et Il leur a demandé de boire le symbole de sa vie: la sainte cène. Mais la coupe que Lui doit boire à Gethsémané le fait trembler de peur. Celle-là, Il ne la tend pas à ses disciples. Quelques heures aupparavant, il a tendu une coupe de grâce à ses disciples, Il les a invités à boire cette coupe car elle contenait le symbole de sa vie. Eux avaient besoin de sa vie.

Quelques heures après, il lui est présenté une coupe, ou Il la boit ou Il ne la boit pas, ou Il la prend ou Il ne la prend pas mais Lui seul peut y toucher. Que contient cette coupe?

C'est encore le prophète Esaïe au chapitre 53 qui nous le révèle. Esaïe 53; 5-6: "Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous."

Voyez-vous ce que contient cette coupe? La prophétie dit: "le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui". L'Eternel a fait retomber sur Lui la faute de nous tous. Cette coupe qui a suscité tant de souffrances pour Jésus contenait le châtiment divin contre le péché. Le châtiment qui nous donne la paix est sur Lui. L'Eternel a fait retomber sur Lui la faute de nous tous. "A fait retomber", retenons ce verbe, c'est comme quelque chose qui s'abat sur Jésus. 




vendredi 22 mars 2013

GETHSEMANE 1ère partie (3)

Luc 22: 37 "Car, je vous le dis, il faut que cette parole qui est écrite s'accomplisse en moi: Il a été mis au nombre des malfaiteurs. Et ce qui me concerne est sur le point d'arriver." 
Jésus fait allusion à un texte, et Il dit que ce texte va s'accomplir en Lui. Il cite une petite partie de ce texte lorsqu' Il dit: "...Et qu'il a été mis au nombre des malfaiteurs,..."

Où Jésus est-il allé chercher ce texte?

C'est un texte de l'Ancien Testament. Il se trouve au chapitre 53 du prophète Esaïe. Jésus dit à ses disciples que ce texte le concerne et que cela va s'accomplir en Lui. "Et ce qui me concerne est sur le point d'arriver."
Il dit là quelque chose de très intéressant. Jésus va expliquer à ses disciple et donc à quiconque lit son histoire, que pour comprendre ce qu'il va vivre, ce qui va se passer maintenant pour Lui, dans le jardin de Gethsémané, il faut le lire à la lumière de ce qui est écrit dans Esaïe 53.

Il cite le verset 12: "C'est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands; Il partagera le butin avec les puissants, Parce qu'il s'est livré lui-même à la mort, Et qu'il a été mis au nombre des malfaiteurs, Parce qu'il a porté les péchés de beaucoup d'hommes, Et qu'il a intercédé pour les coupables." Et il dit dans Luc 22 "cela va s'accomplir en moi".
Esaïe 53 est un texte extraordinaire qui nous parle du serviteur de l'Éternel, présenté comme le serviteur souffrant. Pour Jésus, la souffrance du Messie décrite ici va s'accomplir, se réaliser, va débuter lorsqu'il va entrer dans le jardin de Gethsémané.

Il est dit dans Mathieu 26: 38, qu'en entrant dans Gethsémané, Jésus invite ses disciples à prier avec lui. Et là, Il leur dit:  "Mon âme est triste jusqu'à la mort". Et là se produit pour Jésus un changement, et c'est quelque chose d'étonnant. Jésus a dit: "je vous le dis, il faut que cette parole qui est écrite s'accomplisse en moi", pas à l'extérieur de moi, pas en vous, mais en moi. Donc Jésus dit à ses disciples qu' il faut maintenant qu'ils regardent à ce que Lui va vivre.
Il y a un grand pas à faire dans notre vie spirituelle. Nous devons cesser de regarder à nous mêmes pour regarder ce que Christ a vécu en Lui-même en notre faveur, c'est la condition pour repartir dans un progrès spirituel.

Mais qu'est-ce qui lui faisait peur? On est amené à comprendre que la souffrance qui a jailli dans le cœur de Christ à ce moment-là n'avait pas de cause humaine. Elle avait une cause différente de la souffrance qu'il allait connaître le lendemain lors de sa condamnation à mort et de sa crucifixion...

...à suivre... 




samedi 16 mars 2013

GETHSEMANE 1ère partie (2)

Jésus était dans la chambre haute ce jeudi soir. Dans Jean 16: 32, Il dit à ses disciples avant le drame qui va se jouer cette nuit-là: "Voici, l'heure vient, et elle est déjà venue, où vous serez dispersés chacun de son côté, et où vous me laisserez seul; mais je ne suis pas seul, car le Père est avec moi.
Et dans Marc 15: 34, quelques heures après avoir dit: " Je ne suis pas seul, car le Père est avec moi." il est écrit: "Et à la neuvième heure, Jésus s'écria d'une voix forte: Éloï, Éloï, lama sabachthani? ce qui signifie: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné".
On est alors en droit de se poser la question: Que s'est-il passé pour Jésus entre ce jeudi soir et le vendredi après-midi?

Nous avons un autre exemple dans Jean 17:21-22. C'est toujours ce fameux soir et Jésus dit dans sa prière enregistrée par Jean: "Afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu'eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m'as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un, moi en eux, et toi en moi," (lire les versets suivant).

On est étonné lorsqu'on lit dans Mathieu 26: 36-39 la prière qu'il a formulée en entrant dans le jardin: "Là-dessus, Jésus alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémané, et il dit aux disciples: Asseyez-vous ici, pendant que je m'éloignerai pour prier. Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, et il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses. Il leur dit alors: Mon âme est triste jusqu'à la mort; restez ici, et veillez avec moi."
Il y a une nette différence entre la prière pleine de confiance et d'assurance rapportée dans Jean 17 et la prière de Géthsémané pleine d'angoisse et de crainte. Pouvons nous comprendre ce changement? Il y a un texte dans Luc 22 fort intéressant. Jésus avait prévu ce changement.

Le voyons nous?...

Jardin de Géthsémané
 

GETHSEMANE 1ère partie (1)

Réjouissons-nous car le Seigneur nous a amenés à considérer son Évangile, cette Bonne Nouvelle. C'est un sujet de joie permanant pour nos coeurs.

Nous devons considérer Christ avec intelligence, avec ferveur, avec amour et le considérer non pas comme une statue magnifique que l'on admire en permanence mais le considérer au point de comprendre ce qu'il a vécu en notre faveur.

La Bible aussi nous exhorte à considérer les souffrances de notre Rédempteur. Elles ont été manifestées depuis le début de son ministère: Il a été confronté avec satan dans le désert, Il s'est heurté à l'incompréhension de ses disciples lorsqu'Il voulait leur parler de ses souffrances et de sa mort. Notre Seigneur fut confronté également à la fermeture d'esprit des chefs juifs, du peuple pour lequel Il avait tant fait. Tout au long de son ministère, sa souffrance s'est amplifiée. Il a vécu le summum de ses souffrances dans le jardin de Gethsémané.

C'est pourquoi le livre des Actes, l'Épître aux Hébreux, la Bible dans son ensemble, Esaïe 53, Psaume 22... nous invitent à considérer les souffrances de notre Rédempteur.

Olivier du jardin de Gethsémané
Considérer les souffrances de Christ, c'est voir, c'est percevoir l'Amour qu'il nous a manifesté.

A suivre...