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samedi 14 mars 2015

élever au ciel



Portes, élevez vos linteaux; élevez-vous, portes éternelles! Que le roi de gloire fasse son entrée! — Qui est ce roi de gloire? — L'Éternel fort et puissant, l'Éternel puissant dans les combats. 
Psaumes 24:7, 8

        Le Christ est venu sur la terre en tant que Dieu ayant revêtu notre humanité. Il est monté au ciel comme Roi des saints. Son ascension digne de son caractère sacré témoigna qu'il était un Roi puissant dans les combats, rendant la captivité captive elle-même. Il fut escorté par l'armée céleste au milieu des acclamations, des hymnes d'allégresse et des chants de louanges.

       Non seulement les disciples virent le Seigneur s'élever vers le ciel, mais ils reçurent des anges l'assurance que le Christ était allé siéger sur le trône de son Père dans les cieux... La splendeur de l'escorte céleste et l'entrée triomphale du cortège par les portes éternelles pour accueillir le Seigneur ne pouvaient être discernées par aucun oeil humain. Si la voie du Christ le conduisant au ciel avait été révélée aux disciples dans sa gloire indicible, ils n'auraient pu en supporter la vue...

       Leur esprit ne devait pas demeurer dans le ravissement des splendeurs célestes car ils auraient alors perdu de vue le caractère du Christ sur la terre — ce caractère qui devait leur servir de modèle. Il fallait qu'ils gardent nettement dans leur mémoire la beauté et la majesté de la vie du Seigneur, l'harmonie parfaite de tous ses attributs et l'union mystérieuse de sa divinité et de son humanité.

     Quelle source de joie pour les disciples de savoir qu'ils avaient eu un tel ami qui plaidait maintenant dans le ciel en leur faveur! A travers l'ascension visible du Christ, la vue des cieux et leur contemplation avaient été modifiées pour eux... Ils pouvaient désormais regarder le ciel comme leur future demeure, leurs places y ayant été préparées par leur bien-aimé Rédempteur. Leurs prières étaient nimbées d'un nouvel intérêt puisqu'ils étaient en communion avec leur Sauveur...

        Dès à présent, ils avaient à prêcher un Évangile: Le Christ dans son humanité, le Christ homme de douleur et humilié, saisi cruellement par des mains infâmes et crucifié, mais aussi le Christ ressuscité, monté au ciel en présence de Dieu pour devenir l'avocat du pécheur, le Christ enfin qui allait revenir avec une grande puissance et une grande gloire sur les nuées des cieux!



vendredi 14 novembre 2014

Aimez comme le Christ aime



"Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres."
Jean 15 :17.


     La prière du Christ (dans Jean 17) ... est une illustration de l’intercession qu’il accomplit pour nous devant le Père. “Sanctifie-les par ta vérité ; ta parole est la vérité”, pria-t-il verset 17. “Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité.

     ”Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour tous ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, — moi en eux, et toi en moi, — afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.” Versets 18-23.

     Aujourd’hui, Celui qui prononça cette prière intercède devant le Père en faveur des êtres humains qu’il a rachetés. Il les présente à Jéhovah en disant : “Je les ai gravés sur mes mains.” Voir Ésaïe 49 :16.

     La sanctification procède de la vérité ; Dieu désire que nous soyons un avec le Christ. Les chrétiens doivent prouver au monde, par leur sanctification et leur unité, qu’une œuvre parfaite a été accomplie pour eux, en Christ et par le Christ. De ce fait ils doivent témoigner que Dieu a envoyé son Fils pour sauver les pécheurs. Permettrez-vous au Christ de poursuivre cette œuvre de sanctification dans vos cœurs ? Vous pouvez tous être accomplis en lui. Vous avez la certitude que vous pouvez être rendus parfaits par la sanctification en la vérité.

     Le Sauveur connaît les souffrances mentales de ses enfants. Il sait que leurs cœurs sont parfois blessés et qu’ils saignent. Il apaisera la souffrance de ceux qui sont affligés et il viendra à leur secours : “Portez les fardeaux les uns des autres.” Galates 6 :2. “Nous qui sommes forts, nous devons supporter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas, et ne pas chercher ce qui nous plaît.” Romains 15 :1. 

     Nous devons avoir de bonnes relations les uns avec les autres, même si cela exige un sacrifice. Le Christ a fait pour nous un sacrifice infini ; ne devrions-nous pas être prêts à nous sacrifier pour nos semblables ? Nous devons éviter attentivement de blesser ou de meurtrir le cœur des enfants de Dieu, car c’est le cœur du Christ que nous blesserions ou que nous meurtririons ainsi. 



dimanche 23 février 2014

Christ nous a achetés

Nous entendons souvent certaines personnes se lamenter de cette manière: "Je suis si pécheur que je crains que le Seigneur ne m'accepte." Même ceux qui professent être chrétiens depuis longtemps souhaitent souvent, avec mélancolie, pouvoir être certains de leur salut. Mais le Seigneur n'a donné aucune prise à de tels doutes. Notre acceptation est établie pour toujours; Christ nous a achetés et Il a déjà payé le prix.

Pourquoi un homme va-t-il dans un magasin et achète-t-il un article? Parce qu'il est intéressé par cet article. S'il en a payé le prix après l'avoir examiné, de façon qu'il est conscient de ce qu'il a acheté, le marchand sera-t-il inquiet que l'acheteur n'accepte pas l'article? Au contraire, si le marchand ne livre pas cet article, le client protestera: "Pourquoi ne me donnez-vous pas ce qui m'appartient?" Jésus n'est pas indifférent au fait que nous nous abandonnions à Lui ou pas. Il s'intéresse avec une compassion infinie à chaque âme qu'il a achetée par son propre sang. "Le Fils de Dieu vint chercher et sauver ce qui était perdu" (Luc 19:10). "En Lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui, …à la louange de la gloire de sa grâce qu'il nous a accordée en son Bien-aimé" (Éph. 1:4-6).
Pourquoi Christ se donna-t-Il Lui-même pour nos péchés? "Afin de nous arracher du présent siècle mauvais".

On raconte qu'un homme était connu pour son tempérament violent. Il se mettait fréquemment en colère et en attribuait la faute à ceux qui l'entouraient. Selon lui, personne, ne faisait bien les choses. Il résolut de se séparer du monde et devint ermite.
Il choisit pour demeure, une caverne dans la forêt, loin de toute habitation humaine. Dès le matin, il prit un broc et alla vers une source pour chercher de l'eau pour son repas. Les pierres étaient humides et glissantes à cause des algues qui croissaient sur elles sous l'effet continuel de l'eau. Comme il y posait son broc sous l'eau, celui-ci fut entraîné par le courant. Il le posa plus loin, mais il fut encore emporté. Cela se répéta plusieurs fois. Alors, la patience de l'ermite fut épuisée. Il prit le broc et le posa plus loin avec une telle violence et une telle véhémence qu'il se brisa en morceaux. Il comprit alors qu'il n'y avait personne à blâmer que lui-même et il eut la bonne réaction de comprendre que ce n'était pas le monde qui le rendait pécheur, mais que le péché était en lui.

Où que nous allons, nous emportons le monde avec nous, ce présent siècle mauvais. Nous l'avons dans notre cœur; c'est un fardeau lourd et écrasant. Lorsque nous voulons faire le bien nous sentons que "le mal est attaché à moi" (Rom. 7:21). Il est toujours présent, ce "mauvais siècle", jusqu'à ce que désespérément nous nous écriions: "Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?" (Rom. 7:24).

Le Christ Lui-même affronta de grandes tentations dans le désert, loin des humains. Toutes ces choses nous montrent que dans le plan de Dieu, il n'y a pas de place pour la vie monacale ou d'ermite. Le peuple de Dieu doit être le sel de la terre. Or, le sel se mélange avec ce qu'il doit préserver.

La délivrance nous appartient. Christ fut envoyé pour ouvrir les yeux des aveugles, libérer le captif et ceux qui habitent dans les ténèbres (És. 42:7). En conséquence, Il proclame aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance (És. 61:1). Il dit "aux captifs: Sortez!" (És. 49:9). Chacun peut dire s'il le veut: "Ô, Seigneur, je suis ton serviteur, le fils de ta servante. Tu as détaché mes liens" (Ps. 116:16).

La chose est vraie, que nous le croyions ou pas. Nous sommes les serviteurs du Seigneur, encore que nous pouvons refuser obstinément de Le servir. Mais si nous croyons, nous avons la victoire qui a triomphé du monde, (Jean 16:33). Le message pour nous est que notre guerre est terminée, et notre iniquité pardonnée (És. 40:2).

"Mon péché - Oh, la félicité de cette pensée!
Mon péché, pas une partie, mais en entier est
Cloué à Sa croix et je ne le porte plus. 
Glorifie, glorifie le Seigneur, ô mon âme!

dimanche 16 février 2014

Jésus-Christ



Il est venu de Dieu. Il est né d'une humble femme. Sa naissance est un fait qui confond la raison des sages, et dont aucun savant sous le ciel n'a jamais pénétré le secret. Il a revêtu la nature humaine, afin de pouvoir racheter l'espèce humaine. Il est devenu Fils de l'homme, afin que nous puissions devenir fils de Dieu. Il a vécu dans la pauvreté, grandi dans l'obscurité. Une fois seulement au cours de sa jeunesse Il a franchi la frontière de sa province. Il n'a pas eu les avantages d'une haute instruction ou d'une éducation distinguée, sa famille étant sans fortune et sans influence. Et pourtant, petit enfant, Il a été un sujet de terreur pour un roi; jeune garçon, Il a étonné et embarrassé les docteurs; dans l'âge mur, Il a commandé la nature, marché sur les vagues, ordonné à la mer de s'apaiser, rendu la santé du corps à des multitudes, ressuscité des morts par le seul pouvoir de Sa parole.

Il n'a jamais écrit un livre, et cependant aucune bibliothèque ne pourrait contenir les livres qui ont été écrit à Son sujet. Il n'a jamais composé un cantique, et pourtant le nombre des mélodies dont Il est aujourd'hui le thème est tel, que tous les compositeurs réunis ne sauraient l'égaler. Il n'a jamais fondé une école, et pourtant toutes les universités du monde ne pourraient se vanter d'avoir rassemblé autant de disciples. Il n'a jamais appris ni exercé la médecine, mais qui donc pourrait dire le nombre des cœurs brisés par la souffrance qui depuis dix-neuf siècles ont trouvé auprès de Lui la guérison? Il n'a jamais commandé une armée, ni enrôlé un soldat, ni manié un fusil, et pourtant aucun chef n'a levé plus de volontaires. Et, de par le monde entier, des rebelles ont déposé les armes de la révolte et soumis leur volonté à la Sienne, sans une parole de sommation de Sa part, sans un geste de violence, par les seules armes de la douceur.

Il a changé Son vêtement de pourpre royale pour la tenue de l'humble artisan. Il était riche et, par amour pour nous il s'est fait pauvre, et combien pauvre, demandez-le à Marie, demandez-le aux bergers et aux mages. Il a dormi dans la crèche d'un autre. Il a traversé le lac de Génésareth dans la barque d'un autre. Il a fait son entrée à Jérusalem le jour des Rameaux sur l'âne d'un autre. Il a été enseveli dans la tombe d'un autre.

De grands hommes ont paru et sont tombés dans l'oubli. Lui seul ne passe pas. Hérode n'a pu le tuer, et Satan n'a pas réussi à faire obstacle à Son oeuvre. La mort n'a pas été capable de Le détruire, ni le tombeau de Le retenir sous sa puissance. Il est le Christ Incomparable, l' "Admirable" annoncé par la voix des prophètes dès les temps anciens. Sa Personne est le grand miracle de l'histoire de la race humaine : sur son visage d'homme rayonne la Gloire éternelle du Très-Haut. Sur la croix des esclaves et des criminels il est mort pour l'amour de ton âme égarée. Il est mort d'une mort horrible et pleine d'angoisse, écrasé sous le poids affreux de ton péché.

Patiemment, année après année, sur les sentiers du doute où tu fuyais Ses pas, Son cœur fidèle t'a cherché et tu ne le savais pas. Maintenant, Sa voix te parle. Ouvre-Lui ton cœur. Ne tarde point. Il a souffert la mort pour te donner la vie. Aujourd'hui Il voudrait t'entendre L'appeler: "Mon Sauveur".



vendredi 24 janvier 2014

jour du repos


"Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l'Éternel, ton Dieu" (Exode 20:8-10)

Car, comme les nouveaux cieux Et la nouvelle terre que je vais créer Subsisteront devant moi, dit l'Éternel, Ainsi subsisteront votre postérité et votre nom. A chaque nouvelle lune et à chaque sabbat, Toute chair viendra se prosterner devant moi, dit l'Éternel. (Esaïe 66:22,23)


Quel bonheur, quand faisant trêve
Un moment à nos labeurs,
L'aube du saint jour se lève
Dans le ciel et dans nos cœurs.
Dès le matin plus légère,
L'âme s'élève au Seigneur
Sur l'aile de la prière.
Quel bonheur ! Quel bonheur !

L'été, la nature en fête
Élève ensuite sa voix,
On l'entend, où qu'on s'arrête,
Dans les champs et dans les bois.
L'oiseau, la fleur, le brin d'herbe
Chante aussi bien son Auteur
Que la montagne superbe.
Quel bonheur ! Quel bonheur !

L'hiver, voici la demeure
Du pauvre et de l'orphelin,
Où l'on a froid, où l'on pleure :
Oh ! Prenons-en le chemin.
À soulager la souffrance,
À faire en leur triste cœur
Luire un rayon d'espérance,
Quel bonheur ! Quel bonheur !

Le soir, quand la lampe brille,
On lit ou l'on cause un peu,
Puis le père de famille
Ouvre le livre de Dieu;
Et, sous la garde invisible
De son ange protecteur,
Le foyer s'endort paisible.
Quel bonheur ! Quel bonheur !

Oui, quel bonheur dans la vie,
Dans ses travaux, ses combats,
Que cette halte bénie,
Reflet du ciel ici-bas.
En attendant, au ciel même,
Dans la gloire du Seigneur,
Le jour du repos suprême.
Quel bonheur ! Quel bonheur !



mercredi 11 décembre 2013

Pourquoi croire que c'est si dur?

"j'entendis une voix qui me disait en langue hébraïque: Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu? Il te serait dur de regimber contre les aiguillons." (Actes 26:14)


Les difficultés surviennent parce que bien trop souvent nous essayons de servir Dieu avec la puissance du diable. Pourtant cela n'est jamais possible. On ne peut pas cueillir des raisins sur des épines, ni des figues sur des chardons. La qualité de l'arbre doit changer de la racine jusqu'aux branches. Il doit être entièrement renouvelé. "Il faut que vous naissiez de nouveau." (Jean 3:7)

Que personne n'essaye de servir Dieu avec autre chose que Sa puissance vivante et présente qui fait de nous une nouvelle créature par l'action de Sa Parole créatrice au travers du sang de l'Agneau; avec autre chose que la grâce surabondante qui condamne le péché dans la chair et règne par la justice pour la vie éternelle. 

"Or, la loi est intervenue pour que l'offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle, par Jésus Christ notre Seigneur." (Romains 5:20-21) 

"Car-chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, -Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché" (Romains 8:3)

Alors, c'est vraiment en "nouveauté de vie" que l'on sera au service de Dieu. "Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie." (Romains 6:4) Alors on s'apercevra que son joug est vraiment facile et Son fardeau léger. Alors on découvrira que son service s'accompagne effectivement d'une joie indicible et glorieuse. "Lui que vous aimez sans l'avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d'une joie ineffable et glorieuse" (1 Pierre  1:8)

Jésus a-t-il parfois trouvé difficile de faire le bien? Chacun répondra "Non", sans hésiter. Mais pourquoi? Il a pris la même chair et le même sang que les nôtres. "Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous" (Jean 1:14) Et Il a été fait précisément de la même sorte de chair que celle qui existait alors dans ce monde. Il devait devenir en tout semblable à ses frères. "En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu'il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l'expiation des péchés du peuple" (Hébreux 2:17).
En toutes choses: il n'est pas dit, en toutes choses sauf une. Il n'y a aucune exception. Par Lui-même Il était aussi faible que nous, car Il dit: "Je ne puis rien faire de moi-même" (Jean 5:30). 

Alors pourquoi trouvait-Il toujours facile de faire le bien? Parce qu'Il ne se fiait pas à Lui-même, mais plaçait toujours sa confiance en Dieu seul. Il cherchait toujours à servir Dieu, et ce, seulement avec la puissance de Dieu.

Mais, "Tel il est, tels nous sommes aussi dans ce monde" (1 Jean 4:17). Il nous à " laissé un exemple, afin que vous suiviez ses traces" (1 Pierre 2:21) "car c'est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son dessein bienveillant" (Philippiens 2:13). "Tout pouvoir" Lui à été donné "dans le ciel et sur la terre." (Mathieu 28:18). Et Il désire que nous devenions "fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse" (Colossiens 1:11).




samedi 5 octobre 2013

“Je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir.”

"Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir." Matthieu 5:17


Ce fut Jésus-Christ lui-même qui proclama la loi de Dieu du haut des rochers formidables et enflammés du Sinaï, au milieu des grondements du tonnerre. Le sommet de la montagne, ébranlée tout entière par la présence de l’Éternel, était enveloppé du feu de la gloire de Dieu. Saisies d’une sainte terreur, prosternées le visage contre terre, les armées d’Israël entendaient énoncer les préceptes sacrés de la loi. Quel contraste entre cette scène et celle du Sermon sur la montagne! C’est en effet sous un ciel d’été et dans un silence à peine troublé par le chant des oiseaux que Jésus exposa avec tant d’amour les règles de son royaume, à savoir les principes mêmes de la loi du Sinaï.
Lors de la scène du mont Sinaï, Israël, dégradé par un long esclavage en Égypte, avait grand besoin d’être pénétré de la puissance et de la majesté divines; Dieu pourtant se révéla à lui comme un Dieu d’amour. 

L’Éternel est venu de Sinaï, Il s’est levé sur eux de Séir, 
Il a resplendi de la montagne de Paran,
Et il est sorti du milieu des saintes myriades:
Il leur a, de sa droite, envoyé le feu de la loi.
Oui, il aime les peuples;
Tous ses saints sont dans ta main.
Ils se sont tenus à tes pieds,
Ils ont reçu tes paroles. Deutéronome 33:2, 3.

Voici en quelles paroles, héritage inoubliable et séculaire, Dieu montra sa gloire à Moïse: “L’ Éternel, l’Éternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu’à mille générations, qui pardonne l’iniquité, la rébellion et le péché.” Exode 34:6, 7.

La loi du Sinaï était l’énoncé du principe de l’amour. Elle révélait à la terre la loi du Ciel. Elle fut confiée à un Médiateur dont la divine puissance amènerait les hommes à aimer ses exigences. Dieu en avait indiqué le but à Israël par ces paroles: “Vous serez pour moi des hommes saints.” Exode 22:31.

Mais Israël n’avait pas saisi le caractère spirituel de la loi et trop souvent son obéissance n’était que formalisme, et non élan du coeur. Dans son caractère et dans sa vie, Jésus refléta les attributs de Dieu: la sainteté, la bienveillance, l’amour paternel. Il soulignait l’inutilité d’une obéissance purement extérieure. Mais les chefs juifs, qui ne comprenaient pas ses paroles, l’accusèrent de considérer avec trop de légèreté les exigences de la loi. Et, quand il leur présenta les vérités fondamentales de l’obéissance demandée par Dieu, aveuglés par les formes, ils l’accusèrent de chercher à annuler la loi.

Quoique prononcées avec calme, les paroles de Jésus étaient empreintes d’une fermeté et d’une puissance qui touchaient les cœurs. Les pharisiens s’attendaient à l’entendre parler des traditions des rabbins et de leurs ordonnances; mais il n’en fit rien, et “ils étaient frappés de sa doctrine; car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes”. Matthieu 7:29. Ils sentirent la différence considérable qui existait entre leur enseignement et le sien. Ils virent que la majesté, la pureté et la beauté de la vérité, ainsi que sa profonde et douce influence, s’emparaient de nombreux esprits et que l’amour et la tendresse du Sauveur lui gagnaient tous les coeurs.

Les rabbins comprirent que sa doctrine allait anéantir leur enseignement en renversant le mur qui les séparait du peuple et qui flattait tant leur orgueil et leur exclusivisme. Aussi, redoutant qu’il n’attirât tous les hommes à lui si on ne l’en empêchait, devenant nettement hostiles, ils guettèrent l’occasion de le décrier aux yeux du peuple et permirent ainsi au Sanhédrin de le condamner à mort.
Des espions observaient attentivement Jésus tandis que, sur la montagne, il exposait les principes de la justice. Encouragés par les pharisiens, certains parmi le peuple murmuraient que son enseignement s’opposait aux préceptes que Dieu avait donnés au Sinaï. Accusation gratuite, car rien dans les paroles du Sauveur ne pouvait jeter le moindre doute dans l’esprit de ses auditeurs sur les institutions qu’il avait lui-même données à Moïse. Mais, comme cette pensée agite bien des coeurs, Jésus va faire une déclaration indiquant nettement son attitude à l’égard des préceptes divins: “Ne croyez pas, proclame-t-il, que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes.”

C’est le Créateur des hommes, l’Auteur même de la loi, qui déclare qu’il n’a pas l’intention d’abolir ses commandements. Dans la nature, tout, depuis le grain de poussière qui danse dans le rayon de soleil, jusqu’aux mondes qui nous entourent, tout est soumis à des lois. L’ordre et l’harmonie de l’univers sont fondés sur elles. Sa vie et son bien-être dépendent de la soumission des êtres intelligents aux principes de justice qui règlent leur existence à tous. La loi de Dieu existait bien avant la création du monde. Les anges sont gouvernés par elle et, pour que l’harmonie règne entre le ciel et la terre, l’homme doit, lui aussi, obéir aux ordres de Dieu. Dans le jardin d’Éden, “alors que les étoiles du matin éclataient en chants d’allégresse, et que tous les fils de Dieu poussaient des cris de joie” (Job 38:7), le Christ avait fait connaître à Adam les principes de sa loi; donc sa mission terrestre ne pouvait pas consister à détruire cette loi; au contraire, il venait rendre l’homme capable de s’y soumettre.

Le disciple bien-aimé, qui entendit les paroles de Jésus sur la montagne et qui, fort longtemps après, écrivit sous l’inspiration du Saint-Esprit, parle de la loi comme devant être observée perpétuellement. “Le péché, dit-il, est la transgression de la loi” et “quiconque pèche transgresse la loi”. 1 Jean 3:4. Il montre clairement que la loi dont il s’agit est “un commandement ancien” (1 Jean 2:7) qui existait dès le commencement, avant la création, et qui fut répété plus tard sur le Sinaï. 

Parlant de cette loi, Jésus déclare: “Je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir.” Le mot “accomplir” qui se trouve ici a le même sens que dans les Paroles de Jésus à Jean-Baptiste: “Il est convenable que nous accomplissions tout ce qui est juste” (Matthieu 3:15), c’est-à-dire: il est convenable que nous répondions aux exigences de la loi en donnant un exemple de soumission parfaite à la volonté de Dieu.

Sa mission était de montrer la magnificence de cette loi et d’en dégager la spiritualité; de la faire respecter et d’en présenter l’étendue ainsi que les exigences éternelles.

La divine beauté du caractère de Jésus reflète celui du Père et l’éclat de sa gloire. Les hommes les plus réputés pour leur douceur, leur bonté ou leur grandeur d’âme ne peuvent donner qu’une très faible image du Rédempteur dont Salomon, sous l’inspiration de l’Esprit, disait: “Il se distingue entre dix mille. [...] Toute sa personne est pleine de charme” (Cantique des cantiques 5:10, 16); et de qui David en vision déclarait prophétiquement: “Tu es le plus beau des fils de l’homme.” Psaumes 45:3. Rempli d’abnégation pendant son pèlerinage d’amour sur la terre, il a été une illustration vivante du caractère de la loi de Dieu. Il a manifesté dans sa vie l’amour et les principes divins qui sont à la base des lois de la justice éternelle.

“Tant que le ciel et la terre ne passeront point, dit Jésus, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé.” Mathieu 5:18. En observant la loi, Jésus a fait ressortir son immuabilité et a montré que, par sa grâce, les fils et les filles d’Adam peuvent parfaitement s’y conformer. Il a déclaré, sur la montagne, que pas un trait de lettre n’en disparaîtrait avant que tout ce qui concerne la race humaine et le plan du salut soit accompli. Il n’enseigne pas que la loi doit être abrogée, mais, portant ses regards jusqu’au point le plus éloigné de l’horizon humain, et afin que nul ne se méprenne sur le but de sa mission, il nous assure que, jusqu’à ce que ce point soit atteint, la loi conservera toute son autorité.

Aussi longtemps que le ciel et la terre subsisteront, les saints principes de la loi de Dieu subsisteront également. Sa justice, “comme les montagnes de Dieu” (Psaumes 36:7), sera une source intarissable de bénédictions dont les ruisseaux couleront pour rafraîchir la terre.

La loi de l’Éternel étant parfaite, et, par conséquent, immuable, les pécheurs ne peuvent, par leur seule force, satisfaire à ses exigences. C’est pour cela même que le Fils de Dieu a dû venir ici-bas. Sa mission était de rendre les hommes participants de la nature divine et de rétablir l’harmonie rompue entre eux et les principes de la loi du ciel. Quand, acceptant Jésus pour notre Sauveur, nous renonçons au péché, nous exaltons la loi de Dieu. L’apôtre Paul demande: “Anéantissons-nous donc la loi par la foi? [...] Au contraire, nous confirmons la loi.” Romains 3:31. 

Telle est la promesse de la nouvelle alliance: “Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leur esprit.” Hébreux 10:16. S’il est vrai que le système des symboles, désignant Jésus comme l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde, devait prendre fin à la mort du Christ, il n’est pas moins vrai que les principes de justice contenus dans le Décalogue sont, eux, aussi immuables que le trône éternel de Dieu. Pas un commandement n’a été annulé, pas un iota ni un trait de lettre n’ont été changés. Les principes, reconnus en Éden comme la grande loi de la vie, subsisteront sans modification jusqu’à la restauration du paradis. Quand l’Éden refleurira sur la terre, toutes les créatures qui se meuvent sous le soleil obéiront à la divine loi de l’amour.

“À toujours, ô Éternel! Ta parole subsiste dans les cieux.” Psaumes 119:89. 

“Toutes ses ordonnances sont véritables, affermies pour l’éternité, faites avec fidélité et droiture.” Psaumes 111:7, 8. 

“Dès longtemps, je sais par tes préceptes que tu les as établis pour toujours.” Psaumes 119:152. 




vendredi 21 juin 2013

Heureux ceux qui procurent la paix car ils seront appelés Fils de Dieu.


  "Heureux ceux qui procurent la paix car ils seront appelés Fils de Dieu."

Jésus est "le Prince de la paix" Esaïe 9:5 ; il a pour mission de rendre à la terre et au ciel la paix que le péché en a bannie. "Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ" Romain 5: 1. Quiconque consent à renoncer au péché et à ouvrir son cœur l'amour du Christ participe à cette paix céleste.

Cette paix ne peut s'obtenir par aucun autre moyen. Reçue dans une âme, la grâce de Jésus dompte l'ennemi, apaise le combat et remplit le cœur d'amour. Celui qui est en paix avec Dieu et son prochain ne peut être malheureux. L'envie n'aura pas de prise sur lui, pas plus que les soupçons ou la haine. L'homme qui est en règle avec Dieu jouit de la paix d'en haut et répand autour de lui une influence bénie. L'esprit de paix descendra comme la rosée sur les cœurs travaillés et lassés par les luttes de ce monde.

Les disciples de Jésus sont envoyés dans le monde avec un message de paix. Celui qui, inconscient de l'influence de sa vie sainte, révèle naturellement l'amour du Christ ou qui, par la parole ou l'action, amène un homme à renoncer au péché et à se donner à Dieu, "procure la paix".

Et "Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu". L'esprit de paix qui les habitent est la preuve de leur communion avec le Ciel. La bonne odeur de Jésus les entoure. Le parfum de leur vie, la beauté de leur caractère révèlent au monde leur qualité de fils de Dieu, et les hommes comprennent qu'ils ont été avec le Sauveur. "quiconque aime est né de Dieu" 1 Jean 4:7. "Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient pas." Mais "tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu. " Romains 8:9,14.

"Le reste de Jacob sera au milieu des peuples nombreux Comme une rosée qui vient de l'Éternel, Comme des gouttes d'eau sur l'herbe: Elles ne comptent pas sur l'homme, Elles ne dépendent pas des enfants des hommes." Michée 5:6.


samedi 15 juin 2013

Les anges de Dieu sont à nos côtés

"L’Eternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement." (Psaumes 34:19)

Satan sait que tous ceux qui demandent à Dieu son pardon et sa grâce obtiendront gain de cause; c’est pourquoi il leur présente leurs péchés pour les décourager. Il ne cesse de susciter des occasions de se plaindre chez ceux qui s’efforcent d’obéir au Seigneur. Il cherche même à leur présenter comme viles leurs meilleures actions. Par d’innombrables stratagèmes, d’une subtilité et d’une cruauté incomparables, il s’applique à provoquer leur condamnation. 

Il est impossible à l’homme, par ses propres forces, de tenir tête aux accusations de l’ennemi. Debout devant Dieu, vêtu de vêtements sales, il confesse ses péchés. Alors Jésus, notre avocat, plaide efficacement en sa faveur. Il défend sa cause, et, grâce au sacrifice du Calvaire, il triomphe de l’accusateur. Sa parfaite obéissance à la loi divine lui a donné tout pouvoir dans le ciel et sur la terre, et il supplie son Père d’accorder sa miséricorde au pécheur et de le réconcilier avec lui. Il déclare à l’accusateur de son peuple: "Que l’Eternel te réprime, Satan ! Ce peuple a été racheté par mon sang, c’est un tison arraché du feu." Et à celui qui se confie en lui, il donne cette assurance: "Voici, je t’enlève ton iniquité, et je te revêts d’habits de fête." (Zacharie 3:4)

Tous ceux qui ont revêtu la robe de justice du Christ se tiendront devant lui comme ses élus, ses fidèles, ses justes. Satan n’aura aucun pouvoir pour les ravir de la main du Sauveur. Aucune âme qui réclame sa protection avec foi ne tombera sous la puissance de l’ennemi. La Parole de Dieu nous en donne l’assurance. "Qu’on me prenne pour refuge, dit au nom du Seigneur le prophète Esaïe, qu’on fasse la paix avec moi, qu’on fasse la paix avec moi." (Ésaïe 27:5)
 
La promesse faite à Josué est aussi pour nous: "Si tu marches dans mes voies... je te donnerai libre accès parmi ceux qui sont ici." (Zacharie 3:7)

Les anges de Dieu sont à nos côtés dès ici-bas et ils combattent à notre salut, pour la gloire de Dieu !