vendredi 17 janvier 2014

L'alcool et Dieu...



"il s'abstiendra de vin et de boisson enivrante; il ne boira ni vinaigre fait avec du vin, ni vinaigre fait avec une boisson enivrante; il ne boira d'aucune liqueur tirée des raisins" Nombres 6:3


Dans nos Bibles il n'apparaît pas tout de suite si le mot " vin " est censé décrire une boisson alcoolisée ou non. Dès les tout premiers siècles, il était courant de presser les grappes de raisin pour en extraire le jus, et de boire celui-ci immédiatement "La coupe de Pharaon était dans ma main. Je pris les raisins, je les pressai dans la coupe de Pharaon et je mis la coupe dans la main de Pharaon." Genèse 40:11.

Il est intéressant de noter que le vin est fabriqué suite à une fermentation partielle ou complète du sucre contenu dans le jus des fruits. La levure joue un rôle essentiel dans le processus de la fermentation. Les cellules de levure, microscopiques, sont un organisme végétal semblable à un champignon très répandu dans la nature. Ces cellules de levure produisent un système d'enzymes (nommé zymase) possédant la capacité de casser le sucre pour en faire de l'alcool ou du Co2. Les spores de levure présentes dans l'atmosphère ou sur les fruits même engagent automatiquement le processus de fermentation au contact du sucre du fruit dissout. Cela signifie que l'on doit seulement écraser les fruits pour que les cellules de levure entrent en contact avec le jus. Naturellement, lors de la fabrication du vin du commerce, on ne se soucie pas de la présence fortuite de cellules de levure, mais on implante des espèces de levure mises en culture pour l'occasion afin de garantir une fermentation rapide et efficace. Ceci nous permet aussi d'augmenter le taux d'alcool, car les cellules de levure au-delas de 20% de sont plus viables.

Certains prétendent qu'autrefois, les gens ne disposaient d'aucun procédé pour préserver le jus de la fermentation. C'est pourquoi, d'après eux, tous les vins devaient être alcoolisés. Mais, en fait, les premiers écrits nous fournissent des preuves qui soutiennent l'affirmation que les vins non-alcoolisés étaient communément consommés et qu'ils étaient parfois décrits comme étant les meilleurs vins. Des passages entier d'Aristotelès, Hérodote, Joséphus, Pline, Colluméla et d'autres écrivains grecs et romains énumèrent au moins cinq procédés par lesquels le fruit avait pu être conservé sans que le jus de fruit ne fermentât. Cela se faisait par exemple en ajoutant certains produits chimiques comme le soufre, ou par l'épaississement du jus de fruit pour le transformer en sirop par extraction de l'eau. Passé un contenu de sucre de 32 pour cent, les cellules de levure ne sont plus viables, et de cette manière la fermentation n'a pas lieu. Il suffisait d'éclaircir le sirop avec de l'eau pour obtenir un jus de raisin non-alcoolisé.

Pline, qui consacra tout le quatorzième livre de son "Historia Naturalis" (60 après J.C.) au vin, établit qu'il y avait 185 sortes de vin différentes à boire.

Revenons à la Bible; une comparaison avec le texte hébreu montre que pour le seul mot français "vin", plus d'une douzaine de mots hébreux et araméens de différentes significations étaient utilisés. Ainsi, le terme "vin" peut décrire aussi bien le fruit de la vigne en grappes, du raisin ou des raisins secs - des liquides épais, plus fluides ou cuits - du jus de raisin alcoolisé ou non, du vin sucré ou acide, ou encore du vinaigre. C'est pourquoi, en hébreu, "tirosh" correspond au "nouveau vin " (ESAIE 65:8). Par contre, "shekar" désigne une boisson fortement alcoolisée et "yayin" le vin (ESAIE 5:11). Si l'on ne considère pas les mots hébreux spécialement utilisés dans le texte d'origine, le contexte, les personnes concernées, ni l'époque correspondante, on ne peut pas rendre la signification exacte des références bibliques au " vin ". En outre, il faut noter qu'aucune comparaison significative ne peut être faite entre les boissons alcoolisées modernes et celles des temps anciens, puisque la distillation du vin n'a été introduite qu'à partir de 1000 après J.C. Peu à peu, le vin fut de plus en plus utilisé comme boisson alcoolisée, et ce ne fut qu'à partir du 18ème siècle que l'alcool pur vint renforcer son taux d'alcool. 

voici donc les thermes Grecs et hébreux traduit par vin:
Yayin -Terme générique désignant du " jus de raisin ", fermenté ou non fermenté, impliquant la caractéristique d’avoir été " pressé ".
Tirosh -" Jus de raisin fraîchement pressé dans sa condition naturelle." Traduit comme " vin nouveau " onze fois ; " vin " vingt six fois, " vin sucré " une fois ; et " meilleur vin " trois fois. 
Shekar -Hébreu : "ce qui rend saoûl, enivre." Une boisson à base de saccharine changée en "boisson forte" (21x), et " vin fort " (1x). Décrit comme une liqueur de dattes, d’orge, etc. et toujours citée comme une malédiction. Dans l’Ancien Testament (LXX), en Grec, elle est 'sikera' ou quelques fois 'methusma', ou encore 'methé', et une fois par 'oinos'. N’apparaît qu’une seule fois dans le Nouveau Testament (N.T.).
Asis -" Tout ce qui est pressé ou extrait." Changé en " jus " (1x), " vin nouveau " (2x), et " vin sucré " (2x). Pas nécessairement non fermenté ; à ne pas confondre avec " tirosh " (ESAIE 49:26 ; JOEL 1:5 ; JOEL 3:18AMOS 9:13).
Ashishah -Désigne un " gâteau de raisins ". 
Chemer -" Un sirop épais, collant ; jus mousseux." Désigne tous genres de vins (ESAIE 27:2).
Chamar -La forme araméenne, utilisée dans ESDRAS 6:9 et DANIEL 5:1-4, signifie la " mousse " au sens propre et désigne le vin fermenté.
Sobe -" tout ce qui s’aspire ou s’absorbe." Désigne probablement la vaporisation ou le vin bouilli. Breuvage non enivrant. 'Sobe-yayin' - litt. " éponges à vin."
Shemer -" Ce qui est conservé, le dépôt." Traduit par " lie ", ou " vin des lies " (Voir ESAIE 25:6).
Nasek -" Offrande de boisson." Litt. " qui se répand à flot ; une libation."
Mimsak -" Tout ce qui est mélangé." Changé par " offrande de boisson ", ou " vin mélangé " (ESAIE 65:11).
Yeqeb -A l’origine cuve ou abreuvoir ; utilisé ensuite comme presse à vin ou cuve à vin. Se retrouve 16 fois (ex. :NOMBRES 18:27).
Enab -Raisin mûr ou à point, ou gâteau de raisins (OSEE 3:1).
Chomets -Vinaigre, raisins pas mûrs ou aigres (en Grec : 'oxos').
Misteh -Terme général désignant un breuvage spécialement employé pour désigner du vin (ESDRAS 3:7 ; DANIEL 1:10).
Oinos -Terme générique (utilisé dans le LXX) pour désigner toute sorte de vins excepté 'shekar'. Figure également 32 fois dans le N.T. (Grec)
Sikera -Grec pour " boisson forte " (Voir 'shekar').
Gleukos -Employé une seule fois (ACTES 2:13), comme " vin doux " ; correspond à "fermenté".
Methuo -Être " saoûl ", ou " rassasié jusqu’au dégoût " (Grec).
Le mot "yayin" ne se rapporte que deux fois à une bénédiction et il est associé aux autres produits des champs, le maïs ou les olives. En revanche, "tirosh" est utilisé onze fois en rapport avec une bénédiction (par exemple, JEREMIE 31:12) et il est utilisé quelques trente fois en relation avec la nourriture.

Dans l'Ancien Testament, l'ivresse et toutes ses conséquences sont toujours considérées comme quelque chose de répugnant. "Le vin est moqueur, les boissons fortes sont tumultueuses" (PROVERBES 20:1). Le déplaisir divin est fréquemment en relation avec les boissons enivrantes et leurs conséquences, et il fut explicitement proclamé par les prophètes (voir également ESAIE 5:11-12; ESAIE 22:13 ; ESAIE 28:1,7-8; ESAIE 56:12 ; JOEL 1:5 ; AMOS 6:6).
Dieu créa toute choses parfaite, mais l'homme dans sa séparation d'avec son créateur perverti ces bénédictions. "Parce que les pensées du coeur de l´homme sont mauvaises dès sa jeunesse..." GENESE 8:21

Il y a un fait important; la consommation de vin et de boissons fortes était interdite aux prêtres pendant qu'ils accomplissaient leurs tâches sacrées dans le Tabernacle :

"Tu ne boiras ni vin, ni boisson enivrante, toi et tes fils avec toi, lorsque vous entrerez dans la tente d'assignation, de peur que vous ne mouriez: ce sera une loi perpétuelle parmi vos descendants, afin que vous puissiez distinguer ce qui est saint de ce qui est profane, ce qui est impur de ce qui est pur." LEVITIQUE 10:9-10, EZECHIEL 44:21. Il en était de même pour tout homme qui se consacré à l'Eternel Nombre 6.

Or nous savonsque par la foi: "Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous?" 1 Corinthiens 3: 16-17 "Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit... ?" 1 CORINTHIENS 6:19.

il n'y a pas de relation entre le sacré et le non-sacré, le pur et l'impur. Un Chrétien est investi d'une tâche à plein temps, il est toujours en service !

Mais ce qu'il y a encore de plus merveilleux, c'est que le Dieu tout puissant ne nous demande pas seulement de "ne pas" boire de boissons alcoolisés mais sinon de nous en accorder la délivrance! La toute puissance de l'évangile est là, dans la puissance de la parole créatrice de dieu! Souvenons nous que quand Dieu parle, sa parole à le pouvoir d'accomplir ce qu'elle dit, et donc nous sommes toujours au temps de la création et Dieu attend qu'une seule chose, que nous nous réclamions de ses promesses afin qu'Il puisse déverser en nous ses bénédictions, et de nous délivrer du péché. Quand on parle de délivrance elle doit être complète! Dieu est venu pour ôter le pécher du monde, ouvrons grand la porte de nos coeurs, les recoins les plus profond de notre âmes, de notre inconscience, afin qu'Il puisse nous apposer son caractère et que ce ne soit plus nous qui vivions mais Lui seul!

N'essayons pas de tordre les écritures, car si cela peut nous apporté du repos moral à notre culpabilité, rien n'est caché à notre créateur, alors demandons lui plutôt la délivrance car elle est pour nous!




mardi 17 décembre 2013

Apprendre à ne pas regarder à soi-même




"C'est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles "
(2Corinthiens 4 : 16-18)


     Certaines personnes disent: "Chaque fois que je me regarde, je trouve quelque chose qui me condamne." Bien sûr! La liberté de la condamnation ne se trouve pas en nous-mêmes, mais en Jésus-Christ. Au lieu de nous regarder, nous devons Le regarder. Il ne viendra jamais un temps où l'on ne trouvera plus de condamnation en regardant à soi-même.

     La chute de Satan a été le résultat de son regard sur Lui-même. La restauration de ceux dont il a causé la chute ne peut venir que part le fait de regarder à Jésus. "Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé" (Jean 3:14).  Le serpent a été élevé pour qu'on le regarde. Ceux qui regardaient étaient guéris. (voir dans le blog, l'article GETHSEMANE 1ère partie (8)). Il en est de même avec le Christ.

     L'entrée en Christ est seulement le début, et non la fin, de la vie chrétienne. C'est l'entrée à l'école où nous allons apprendre de Lui. "Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez du repos pour vos âmes." (Mathieu 11:29). Il prend l'homme impie avec toutes ses mauvaises habitudes et pardonne tous ses péchés, de sorte qu'on le considère comme s'il n'avait jamais péché. Ensuite, Il continue de lui donner Sa propre vie, par laquelle il va pouvoir vaincre ses mauvaise habitudes.


     Le fait d'être associé au Christ va nous révéler de plus en plus nos défauts, de même que le fait de fréquenter un homme cultivé nous rend conscient de notre ignorance. Comme un fidèle témoin, Il nous indique quelles sont nos faiblesses. Mais ce n'est pas pour nous condamner. C'est de la compassion, et non de la condamnation, qu'il manifeste à notre égard. C'est cette compassion qui nous encourage et nous rend capable de vaincre.


     Lorsque le Seigneur signale un défaut dans notre caractère, c'est comme s'il nous disait: "Tu as besoin de quelque chose, et j'ai ce qu'il te faut!" Quand nous apprendrons à considérer la réprimande sous cet angle, nous nous réjouirons au lieu de nous décourager.






vendredi 13 décembre 2013

"Soyez parfait": Une promesse plutôt qu'un ordre.

Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, 
faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous? Les publicains aussi n'agissent-ils pas de même? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d'extraordinaire? Les païens aussi n'agissent-ils pas de même? Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. (Mathieu 5:44-48)


Le Seigneur veut que nous soyons parfaits; il est donc écrit: Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. Il nous a donné, à chacun, toute la grâce dont il dispose, apportant toute la richesse de son salut, afin que chacun soit présenté parfait en Christ Jésus.

Le but même de ce don de sa grâce illimitée est que nous soyons rendus semblables à Jésus, qui est l'image de Dieu. Il est écrit: "Mais à chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ... jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus... à l'état d'homme (par)fait." (Ephésiens 4:7-13)

  Voulons-nous être semblable à Jésus? Alors:
      Recevons la grâce qu'Il a si abondamment et si gratuitement donnée.
    Recevons-la dans la mesure ou Il l'a donnée, et non dans la mesure ou nous pensons la mériter.
     Soumettons-nous à elle, afin qu'elle puisse accomplir en nous et pour nous le merveilleux dessein pour lequel elle est donnée et elle le fera.
  Elle nous rendra semblable à Jésus.
  Elle réalisera le projet et le désir de Celui qu'il l'a donnée.
  "Livrons-nous nous-même à Dieu" 

Qu'aucun chrétien déclaré ne consulte ses propres imperfections et dise qu'il est impossible pour un chrétien de vivre une vie sans péchés. Il est impossible pour un véritable chrétien, qui possède une foi complète (une pleine confiance), de vivre autrement. 

"Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché?" (Romains 6:2)

Avons nous cette foi?



mercredi 11 décembre 2013

Pourquoi croire que c'est si dur?

"j'entendis une voix qui me disait en langue hébraïque: Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu? Il te serait dur de regimber contre les aiguillons." (Actes 26:14)


Les difficultés surviennent parce que bien trop souvent nous essayons de servir Dieu avec la puissance du diable. Pourtant cela n'est jamais possible. On ne peut pas cueillir des raisins sur des épines, ni des figues sur des chardons. La qualité de l'arbre doit changer de la racine jusqu'aux branches. Il doit être entièrement renouvelé. "Il faut que vous naissiez de nouveau." (Jean 3:7)

Que personne n'essaye de servir Dieu avec autre chose que Sa puissance vivante et présente qui fait de nous une nouvelle créature par l'action de Sa Parole créatrice au travers du sang de l'Agneau; avec autre chose que la grâce surabondante qui condamne le péché dans la chair et règne par la justice pour la vie éternelle. 

"Or, la loi est intervenue pour que l'offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle, par Jésus Christ notre Seigneur." (Romains 5:20-21) 

"Car-chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, -Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché" (Romains 8:3)

Alors, c'est vraiment en "nouveauté de vie" que l'on sera au service de Dieu. "Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie." (Romains 6:4) Alors on s'apercevra que son joug est vraiment facile et Son fardeau léger. Alors on découvrira que son service s'accompagne effectivement d'une joie indicible et glorieuse. "Lui que vous aimez sans l'avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d'une joie ineffable et glorieuse" (1 Pierre  1:8)

Jésus a-t-il parfois trouvé difficile de faire le bien? Chacun répondra "Non", sans hésiter. Mais pourquoi? Il a pris la même chair et le même sang que les nôtres. "Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous" (Jean 1:14) Et Il a été fait précisément de la même sorte de chair que celle qui existait alors dans ce monde. Il devait devenir en tout semblable à ses frères. "En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu'il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l'expiation des péchés du peuple" (Hébreux 2:17).
En toutes choses: il n'est pas dit, en toutes choses sauf une. Il n'y a aucune exception. Par Lui-même Il était aussi faible que nous, car Il dit: "Je ne puis rien faire de moi-même" (Jean 5:30)

Alors pourquoi trouvait-Il toujours facile de faire le bien? Parce qu'Il ne se fiait pas à Lui-même, mais plaçait toujours sa confiance en Dieu seul. Il cherchait toujours à servir Dieu, et ce, seulement avec la puissance de Dieu.

Mais, "Tel il est, tels nous sommes aussi dans ce monde" (1 Jean 4:17). Il nous à " laissé un exemple, afin que vous suiviez ses traces" (1 Pierre 2:21) "car c'est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son dessein bienveillant" (Philippiens 2:13). "Tout pouvoir" Lui à été donné "dans le ciel et sur la terre." (Mathieu 28:18). Et Il désire que nous devenions "fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse" (Colossiens 1:11).




dimanche 1 décembre 2013

La création...


"Les cieux ont été faits par la parole de l'Éternel, Et toute leur armée par le souffle de sa bouche...Car il dit, et la chose arrive; Il ordonne, et elle existe. (Psaume 33:6, 9) Il a établi la terre sur ses fondements, elle ne sera jamais ébranlée. (Psaume 104:5)"


Lorsqu'elle sortit des mains du Créateur, la terre était d'une éclatante beauté. Sa surface, certainement ondulée de montagnes et de collines, parsemée de lacs délicieux et arrosée de superbes fleuves, pas de landes stériles, ni de fétides marécages, mais recouverte d'un sol fécond, d'ou s'échappait partout une luxuriante végétation. L'air exempt de tout miasme, de toute infection, le paysage tout entier surpassait en beauté les jardins royaux les mieux entretenus.


Des que la terre fut couverte de végétation et peuplée d'animaux innombrables, l'homme, chef-d'oeuvre de la création, l'être pour lequel ce séjour enchanteur venait d'être préparé, fut appelé à l'existence. Il reçut la domination de tout ce qu'embrassaient ses regards. 


"Puis Dieu dit: Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. Genèse 1:26, 27"


Tel est le récit sacré des origines du genre humain. Sa clarté et sa précision excluent toute idée erronée. "Dieu créa l'homme à son image" Il n'y a pas de mystère sous cette parole. Elle ne donne nullement lieu de supposer que l'homme n'est que le dernier échelon d'une lente évolution ayant son point de départ dans les organismes inférieurs de la vie animale ou végétale. Cette théorie annule l'oeuvre grandiose du Créateur.


Ayons la foi, et croyons en la Parole créatrice de notre Père Eternel. En effet, bien que tiré de la poudre de la terre, Adam était cependant "fils de Dieu"! Luc 3:38.


En sa qualité de représentant de l'Être suprême, Adam fut constitué maître du règne animal. Le Psalmiste a dit: 
"Tu l'as fait de peu inférieur à Dieu, Et tu l'as couronné de gloire et de magnificence. Tu lui as donné la domination sur les oeuvres de tes mains, Tu as tout mis sous ses pieds, les brebis comme les boeufs, Et les animaux des champs, Les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, Tout ce qui parcourt les sentiers des mers." Psaume 8: 6-9


Les beautés de la nature sont un signe de l'amour de Dieu. Cet amour éclate dans les ravissants paysages ornés d'arbres majestueux, dans les boutons de fleurs et leurs délicates corolles. Tout nous le rappelle. N'oublions pas que ce que Dieu a fait était "parfait".



samedi 30 novembre 2013

Ce qui peut faire avorter le projet de Dieu pour nous

"Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs...  Prenez garde, frères, que quelqu’un de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant." (Hébreux 3: 7,8,12).



La grâce vient de Dieu, "Car, comme par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes. Or, la loi est intervenue pour que l’offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé  afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur." (Romain 5: 19-21), donc la puissance de la grâce est la puissance de Dieu.


Elle est capable d'accomplir ce pour quoi elle est donnée, à savoir, le salut de l'âme, la délivrance du péché et de son pouvoir, le règne de la justice dans la vie, et le perfectionnement du croyant. Et pour cela, il suffit que cette grâce aie une place dans le coeur et dans la vie de façon à pouvoir agir, en accord avec la volonté de Dieu.


Mais la puissance de Dieu est pour le salut de quiconque croit. Romains1: 16 "Car je n’ai point honte de l’Évangile: c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit". L'incrédulité fait échouer la grâce de Dieu.


Beaucoup croient et reçoivent la grâce de Dieu pour être sauvé des péchés passés, mais se contentent de cela. Ils ne donnent pas à cette grâce la même place pour dominer sur la puissance (actuelle) du péché que celle qu'ils lui ont donnée pour les sauver des péchés passés. C'est un autre aspect de l'incrédulité. En ce qui concerne le grand objectif final de la grâce, la perfection de la vie dans la similitude avec le Christ, ils reçoivent la grâce de Dieu en vain.







samedi 5 octobre 2013

“Je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir.”

"Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir." Matthieu 5:17


Ce fut Jésus-Christ lui-même qui proclama la loi de Dieu du haut des rochers formidables et enflammés du Sinaï, au milieu des grondements du tonnerre. Le sommet de la montagne, ébranlée tout entière par la présence de l’Éternel, était enveloppé du feu de la gloire de Dieu. Saisies d’une sainte terreur, prosternées le visage contre terre, les armées d’Israël entendaient énoncer les préceptes sacrés de la loi. Quel contraste entre cette scène et celle du Sermon sur la montagne! C’est en effet sous un ciel d’été et dans un silence à peine troublé par le chant des oiseaux que Jésus exposa avec tant d’amour les règles de son royaume, à savoir les principes mêmes de la loi du Sinaï.
Lors de la scène du mont Sinaï, Israël, dégradé par un long esclavage en Égypte, avait grand besoin d’être pénétré de la puissance et de la majesté divines; Dieu pourtant se révéla à lui comme un Dieu d’amour. 

L’Éternel est venu de Sinaï, Il s’est levé sur eux de Séir, 
Il a resplendi de la montagne de Paran,
Et il est sorti du milieu des saintes myriades:
Il leur a, de sa droite, envoyé le feu de la loi.
Oui, il aime les peuples;
Tous ses saints sont dans ta main.
Ils se sont tenus à tes pieds,
Ils ont reçu tes paroles. Deutéronome 33:2, 3.

Voici en quelles paroles, héritage inoubliable et séculaire, Dieu montra sa gloire à Moïse: “L’ Éternel, l’Éternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu’à mille générations, qui pardonne l’iniquité, la rébellion et le péché.” Exode 34:6, 7.

La loi du Sinaï était l’énoncé du principe de l’amour. Elle révélait à la terre la loi du Ciel. Elle fut confiée à un Médiateur dont la divine puissance amènerait les hommes à aimer ses exigences. Dieu en avait indiqué le but à Israël par ces paroles: “Vous serez pour moi des hommes saints.” Exode 22:31.

Mais Israël n’avait pas saisi le caractère spirituel de la loi et trop souvent son obéissance n’était que formalisme, et non élan du coeur. Dans son caractère et dans sa vie, Jésus refléta les attributs de Dieu: la sainteté, la bienveillance, l’amour paternel. Il soulignait l’inutilité d’une obéissance purement extérieure. Mais les chefs juifs, qui ne comprenaient pas ses paroles, l’accusèrent de considérer avec trop de légèreté les exigences de la loi. Et, quand il leur présenta les vérités fondamentales de l’obéissance demandée par Dieu, aveuglés par les formes, ils l’accusèrent de chercher à annuler la loi.

Quoique prononcées avec calme, les paroles de Jésus étaient empreintes d’une fermeté et d’une puissance qui touchaient les cœurs. Les pharisiens s’attendaient à l’entendre parler des traditions des rabbins et de leurs ordonnances; mais il n’en fit rien, et “ils étaient frappés de sa doctrine; car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes”. Matthieu 7:29. Ils sentirent la différence considérable qui existait entre leur enseignement et le sien. Ils virent que la majesté, la pureté et la beauté de la vérité, ainsi que sa profonde et douce influence, s’emparaient de nombreux esprits et que l’amour et la tendresse du Sauveur lui gagnaient tous les coeurs.

Les rabbins comprirent que sa doctrine allait anéantir leur enseignement en renversant le mur qui les séparait du peuple et qui flattait tant leur orgueil et leur exclusivisme. Aussi, redoutant qu’il n’attirât tous les hommes à lui si on ne l’en empêchait, devenant nettement hostiles, ils guettèrent l’occasion de le décrier aux yeux du peuple et permirent ainsi au Sanhédrin de le condamner à mort.
Des espions observaient attentivement Jésus tandis que, sur la montagne, il exposait les principes de la justice. Encouragés par les pharisiens, certains parmi le peuple murmuraient que son enseignement s’opposait aux préceptes que Dieu avait donnés au Sinaï. Accusation gratuite, car rien dans les paroles du Sauveur ne pouvait jeter le moindre doute dans l’esprit de ses auditeurs sur les institutions qu’il avait lui-même données à Moïse. Mais, comme cette pensée agite bien des coeurs, Jésus va faire une déclaration indiquant nettement son attitude à l’égard des préceptes divins: “Ne croyez pas, proclame-t-il, que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes.”

C’est le Créateur des hommes, l’Auteur même de la loi, qui déclare qu’il n’a pas l’intention d’abolir ses commandements. Dans la nature, tout, depuis le grain de poussière qui danse dans le rayon de soleil, jusqu’aux mondes qui nous entourent, tout est soumis à des lois. L’ordre et l’harmonie de l’univers sont fondés sur elles. Sa vie et son bien-être dépendent de la soumission des êtres intelligents aux principes de justice qui règlent leur existence à tous. La loi de Dieu existait bien avant la création du monde. Les anges sont gouvernés par elle et, pour que l’harmonie règne entre le ciel et la terre, l’homme doit, lui aussi, obéir aux ordres de Dieu. Dans le jardin d’Éden, “alors que les étoiles du matin éclataient en chants d’allégresse, et que tous les fils de Dieu poussaient des cris de joie” (Job 38:7), le Christ avait fait connaître à Adam les principes de sa loi; donc sa mission terrestre ne pouvait pas consister à détruire cette loi; au contraire, il venait rendre l’homme capable de s’y soumettre.

Le disciple bien-aimé, qui entendit les paroles de Jésus sur la montagne et qui, fort longtemps après, écrivit sous l’inspiration du Saint-Esprit, parle de la loi comme devant être observée perpétuellement. “Le péché, dit-il, est la transgression de la loi” et “quiconque pèche transgresse la loi”. 1 Jean 3:4. Il montre clairement que la loi dont il s’agit est “un commandement ancien” (1 Jean 2:7) qui existait dès le commencement, avant la création, et qui fut répété plus tard sur le Sinaï. 

Parlant de cette loi, Jésus déclare: “Je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir.” Le mot “accomplir” qui se trouve ici a le même sens que dans les Paroles de Jésus à Jean-Baptiste: “Il est convenable que nous accomplissions tout ce qui est juste” (Matthieu 3:15), c’est-à-dire: il est convenable que nous répondions aux exigences de la loi en donnant un exemple de soumission parfaite à la volonté de Dieu.

Sa mission était de montrer la magnificence de cette loi et d’en dégager la spiritualité; de la faire respecter et d’en présenter l’étendue ainsi que les exigences éternelles.

La divine beauté du caractère de Jésus reflète celui du Père et l’éclat de sa gloire. Les hommes les plus réputés pour leur douceur, leur bonté ou leur grandeur d’âme ne peuvent donner qu’une très faible image du Rédempteur dont Salomon, sous l’inspiration de l’Esprit, disait: “Il se distingue entre dix mille. [...] Toute sa personne est pleine de charme” (Cantique des cantiques 5:10, 16); et de qui David en vision déclarait prophétiquement: “Tu es le plus beau des fils de l’homme.” Psaumes 45:3. Rempli d’abnégation pendant son pèlerinage d’amour sur la terre, il a été une illustration vivante du caractère de la loi de Dieu. Il a manifesté dans sa vie l’amour et les principes divins qui sont à la base des lois de la justice éternelle.

“Tant que le ciel et la terre ne passeront point, dit Jésus, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé.” Mathieu 5:18. En observant la loi, Jésus a fait ressortir son immuabilité et a montré que, par sa grâce, les fils et les filles d’Adam peuvent parfaitement s’y conformer. Il a déclaré, sur la montagne, que pas un trait de lettre n’en disparaîtrait avant que tout ce qui concerne la race humaine et le plan du salut soit accompli. Il n’enseigne pas que la loi doit être abrogée, mais, portant ses regards jusqu’au point le plus éloigné de l’horizon humain, et afin que nul ne se méprenne sur le but de sa mission, il nous assure que, jusqu’à ce que ce point soit atteint, la loi conservera toute son autorité.

Aussi longtemps que le ciel et la terre subsisteront, les saints principes de la loi de Dieu subsisteront également. Sa justice, “comme les montagnes de Dieu” (Psaumes 36:7), sera une source intarissable de bénédictions dont les ruisseaux couleront pour rafraîchir la terre.

La loi de l’Éternel étant parfaite, et, par conséquent, immuable, les pécheurs ne peuvent, par leur seule force, satisfaire à ses exigences. C’est pour cela même que le Fils de Dieu a dû venir ici-bas. Sa mission était de rendre les hommes participants de la nature divine et de rétablir l’harmonie rompue entre eux et les principes de la loi du ciel. Quand, acceptant Jésus pour notre Sauveur, nous renonçons au péché, nous exaltons la loi de Dieu. L’apôtre Paul demande: “Anéantissons-nous donc la loi par la foi? [...] Au contraire, nous confirmons la loi.” Romains 3:31. 

Telle est la promesse de la nouvelle alliance: “Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leur esprit.” Hébreux 10:16. S’il est vrai que le système des symboles, désignant Jésus comme l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde, devait prendre fin à la mort du Christ, il n’est pas moins vrai que les principes de justice contenus dans le Décalogue sont, eux, aussi immuables que le trône éternel de Dieu. Pas un commandement n’a été annulé, pas un iota ni un trait de lettre n’ont été changés. Les principes, reconnus en Éden comme la grande loi de la vie, subsisteront sans modification jusqu’à la restauration du paradis. Quand l’Éden refleurira sur la terre, toutes les créatures qui se meuvent sous le soleil obéiront à la divine loi de l’amour.

“À toujours, ô Éternel! Ta parole subsiste dans les cieux.” Psaumes 119:89. 

“Toutes ses ordonnances sont véritables, affermies pour l’éternité, faites avec fidélité et droiture.” Psaumes 111:7, 8. 

“Dès longtemps, je sais par tes préceptes que tu les as établis pour toujours.” Psaumes 119:152.